Obligation d’achat : tarifs d’achat de l’électricité renouvelable

L’article « Obligation d’achat : tarifs d’achat de l’électricité renouvelable » explore le cadre réglementaire français qui soutient le développement des énergies vertes. Il détaille les mécanismes de rachat de l’électricité produite par diverses filières renouvelables, comme le solaire, l’éolien et le biogaz. L’objectif est de comprendre comment ces tarifs sont fixés, les conditions des contrats, et comment ils évoluent, tout en considérant les nouvelles réglementations, notamment pour le secteur solaire. L’importance de ces dispositifs pour la transition énergétique est soulignée, même si la chine énergie renouvelable joue un rôle majeur sur la scène mondiale.

Sommaire

Points Clés à Retenir

  • Le cadre réglementaire de l’obligation d’achat en France, initié pour encourager les énergies renouvelables, impose à EDF et aux ELD de racheter la production d’électricité verte à des tarifs fixés par l’État.
  • Plusieurs filières sont éligibles, notamment le photovoltaïque, l’éolien en mer, l’hydraulique et le biogaz, chacune avec des conditions et des tarifs spécifiques.
  • Les tarifs d’achat sont déterminés en fonction de critères tels que la puissance de l’installation, son type (intégration au bâti ou non) et la maturité de la filière, avec des révisions régulières, notamment trimestrielles pour le photovoltaïque.
  • Les contrats d’obligation d’achat ont une durée de 15 à 20 ans, fonctionnent sur le principe du ‘guichet ouvert’, et les tarifs sont indexés pour tenir compte des évolutions économiques.
  • Des évolutions réglementaires récentes, comme les appels d’offres simplifiés pour les installations de plus de 100 kWc, modifient les conditions d’accès aux dispositifs de soutien pour le solaire.

Le cadre réglementaire de l’obligation d’achat

Panneaux solaires et éolienne sous un ciel bleu.

Historique et fondements de l’obligation d’achat

L’obligation d’achat, un mécanisme clé pour le développement des énergies renouvelables en France, trouve ses origines dans une volonté d’inciter à l’investissement dans ces filières. Ce dispositif, inspiré par des modèles étrangers, a été officiellement instauré par la loi du 10 février 2000, et ses dispositions sont aujourd’hui codifiées dans le Code de l’énergie. L’idée principale est simple : garantir aux producteurs d’électricité verte un prix de rachat de leur production, fixé par arrêté, assurant ainsi une rentabilité prévisible pour les capitaux investis. Ce cadre a évolué au fil du temps pour s’adapter aux différentes technologies et aux priorités énergétiques nationales. Les arrêtés tarifaires, qui définissent les conditions et les niveaux de rémunération, sont régulièrement mis à jour pour refléter ces changements. Par exemple, des ajustements ont été apportés pour modifier les seuils de l’obligation d’achat et les compléments de rémunération, comme le précise le décret n° 2025-498 du 7 juin 2025. Il est important de noter que ce dispositif coexiste avec les appels d’offres, une autre modalité de soutien où les producteurs proposent eux-mêmes un prix d’achat.

Les acteurs clés de l’obligation d’achat

Dans le système de l’obligation d’achat, plusieurs acteurs jouent des rôles bien définis. D’une part, nous avons les producteurs d’électricité renouvelable, qu’ils soient issus du solaire, de l’éolien, du biogaz ou de l’hydraulique. Ces derniers injectent leur production sur le réseau électrique. D’autre part, les acheteurs obligés sont principalement EDF et les Entreprises Locales de Distribution (ELD). Ces entités ont la responsabilité de racheter l’électricité produite par les installations éligibles, selon les tarifs et les conditions fixés par la réglementation. Il est également possible pour des organismes agréés de conclure des contrats d’obligation d’achat, souvent par le biais d’une cession de contrat initiée par un acheteur obligé, avec l’accord du producteur. Ce mécanisme assure une certaine stabilité et prévisibilité pour les investissements dans les énergies renouvelables.

Évolution des dispositifs de soutien aux énergies renouvelables

Le paysage des dispositifs de soutien aux énergies renouvelables en France a connu de nombreuses transformations depuis les années 2000. Initialement, l’obligation d’achat a été le pilier central pour encourager le développement de filières comme le photovoltaïque. Cependant, pour certaines installations de plus grande taille, notamment celles dépassant 100 kWc, le recours aux appels d’offres s’est généralisé. Ces appels d’offres permettent une mise en concurrence des projets et une sélection basée sur le prix proposé par les candidats. Plus récemment, des évolutions réglementaires ont introduit des changements significatifs. Par exemple, des restrictions ont été mises en place concernant les contrats d’obligation d’achat pour certaines installations, les orientant davantage vers des mécanismes de complément de rémunération ou des primes spécifiques. Ces ajustements visent à optimiser le soutien public et à l’adapter aux réalités économiques et technologiques du secteur, tout en cherchant à maîtriser les coûts pour le consommateur. La loi de transition énergétique pour la croissance verte a également marqué un tournant, encourageant la diversification des outils de soutien. Les entreprises peuvent d’ailleurs choisir entre un tarif réglementé, fixé par l’État, et des offres de marché plus flexibles, bien que potentiellement plus volatiles, comme celles proposées par des fournisseurs alternatifs comme Ekwateur.

Filières éligibles aux tarifs d’achat en France

En France, plusieurs filières de production d’électricité renouvelable bénéficient de l’obligation d’achat, un mécanisme clé pour soutenir le développement des énergies vertes. Ce dispositif permet aux producteurs de vendre leur électricité à des tarifs fixés par l’État, garantissant ainsi une rentabilité pour leurs investissements.

Le secteur photovoltaïque et ses spécificités

Le solaire photovoltaïque est l’une des filières les plus concernées par l’obligation d’achat. Les producteurs peuvent choisir de vendre la totalité de leur production ou uniquement le surplus d’électricité non consommé sur place. Les conditions d’éligibilité et les tarifs sont définis par des arrêtés tarifaires, régulièrement mis à jour pour s’adapter aux évolutions du marché et aux objectifs nationaux. Le tarif d’achat est défini par l’arrêté tarifaire du 6 octobre 2021, qui fixe les conditions pour les installations, notamment en termes de puissance et de mode de vente (revente totale ou vente du surplus). Il est important de noter que pour les installations de plus de 500 kWc, le dispositif peut passer par des appels d’offres, comme le stipulent les articles L311-10 et suivants du code de l’énergie.

L’éolien en mer et l’hydraulique

L’énergie éolienne, spécifiquement l’éolien en mer, ainsi que l’énergie hydraulique, sont également éligibles à l’obligation d’achat. Ces filières, souvent caractérisées par des installations de plus grande taille et des cycles d’investissement plus longs, bénéficient de contrats d’achat sur des durées étendues, généralement de 15 à 20 ans. Les tarifs sont déterminés en fonction de la maturité technologique et des spécificités de chaque projet, visant à assurer leur viabilité économique. L’objectif est de structurer l’ambition pour la production d’énergie renouvelable, à l’image des initiatives visant à accroître la production d’électricité solaire SNCF Renouvelables.

Le biogaz pour la production d’électricité et l’injection

Le biogaz issu de diverses sources, telles que les déchets agricoles, les matières végétales ou les eaux usées, peut être utilisé pour produire de l’électricité ou être injecté directement dans le réseau de gaz naturel. Ces applications sont éligibles à l’obligation d’achat, sous réserve du respect de critères stricts concernant l’origine des intrants et les procédés de production. Les tarifs d’achat pour le biogaz sont conçus pour encourager le développement de cette filière, considérée comme un levier important de l’économie circulaire et de la production d’énergie locale. Les conditions précises sont détaillées dans les textes réglementaires, comme le décret n°2016-690 du 28 mai 2016 qui établit les conditions de bénéfice de l’obligation d’achat vente de surplus d’électricité.

Les filières exclues du dispositif

Il est important de souligner que certaines filières, bien que renouvelables, ne sont plus couvertes par le dispositif de l’obligation d’achat. C’est le cas notamment de la géothermie et de l’éolien terrestre. Ces filières peuvent bénéficier d’autres mécanismes de soutien, tels que les compléments de rémunération ou des dispositifs d’appels d’offres spécifiques, qui sont adaptés à leurs caractéristiques propres et aux objectifs de politique énergétique en vigueur.

Détermination des tarifs d’achat de l’électricité renouvelable

La fixation des tarifs d’achat de l’électricité d’origine renouvelable en France est un processus encadré par des arrêtés ministériels. Ces tarifs visent à assurer une rentabilité aux producteurs et à encourager les investissements dans les énergies vertes. Ils ne sont pas statiques et évoluent en fonction de plusieurs facteurs clés, reflétant la maturité des technologies et les conditions économiques du marché. Comprendre ces mécanismes est essentiel pour anticiper les revenus potentiels de vos installations.

Critères influençant la fixation des tarifs

Plusieurs éléments sont pris en compte pour définir les tarifs d’achat. La technologie de production (photovoltaïque, éolien, biogaz, etc.) est le premier critère, chaque filière ayant ses propres spécificités et coûts de production. La puissance de l’installation joue également un rôle important ; les petites installations bénéficient souvent de tarifs plus élevés pour compenser des coûts fixes proportionnellement plus importants. L’intégration au bâti, qu’elle soit simplifiée ou poussée (IAB), peut aussi influencer le tarif, récompensant les installations qui s’intègrent harmonieusement dans l’environnement bâti. Enfin, les conditions économiques générales et les objectifs de développement des énergies renouvelables fixés par les pouvoirs publics orientent les décisions tarifaires.

L’impact de la puissance et de l’intégration au bâti

La puissance d’une installation renouvelable est un facteur déterminant dans le calcul du tarif d’achat. Par exemple, pour le solaire photovoltaïque, les tarifs sont dégressifs en fonction de la puissance crête (kWc). Une installation de 9 à 36 kWc en revente totale ne sera pas rémunérée au même taux qu’une installation de 36 à 100 kWc. De même, l’intégration au bâti, qui peut impliquer des coûts d’installation plus élevés, est souvent valorisée par des tarifs spécifiques ou des primes. Par exemple, les installations en intégration simplifiée au bâti (ISB) peuvent bénéficier de tarifs plus avantageux pour le surplus revendu, comparé aux installations non intégrées.

Type d’installation Puissance Tarifs (Revente totale) Tarifs (Revente partielle – surplus)
Non intégré au bâti 9-36 kWc 0,1295 €/kWh 0,0761 €/kWh + prime
Non intégré au bâti 36-100 kWc 0,1126 €/kWh 0,0761 €/kWh + prime
Intégration simplifiée au bâti (ISB) ≤ 36 kWc Non éligible 0,0761 €/kWh + prime
Intégration simplifiée au bâti (ISB) ≤ 100 kWc Non éligible 0,0761 €/kWh + prime

Révision trimestrielle des tarifs photovoltaïques

Les tarifs d’achat pour le secteur photovoltaïque font l’objet d’une révision trimestrielle. Cette mise à jour permet d’adapter les tarifs aux évolutions du marché et aux coûts de production, notamment ceux des panneaux solaires. Cette périodicité assure une certaine réactivité du dispositif de soutien. Il est donc conseillé de se tenir informé des dernières publications de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) pour connaître les tarifs en vigueur au moment de la signature d’un contrat d’achat. Les prix de l’électricité sur le marché peuvent influencer ces décisions, comme on a pu le constater en 2024 où les prix plus bas ont rendu le soutien plus nécessaire pour certaines productions comparaison des prix en Europe.

La stabilité des revenus issus de la vente d’électricité est un élément clé pour la viabilité des projets d’énergies renouvelables. Les mécanismes de révision des tarifs, bien que complexes, visent à trouver un équilibre entre l’encouragement à l’investissement et la maîtrise des coûts pour le système électrique national.

L’évolution des tarifs est également influencée par les objectifs nationaux de développement des énergies renouvelables. Les pouvoirs publics ajustent les grilles tarifaires pour orienter les investissements vers les technologies les plus prometteuses ou celles qui nécessitent un soutien accru. Il est important de noter que le cadre réglementaire peut changer, impactant ainsi les conditions de rachat de l’électricité. Les producteurs doivent donc rester vigilants quant aux évolutions législatives et réglementaires, notamment celles concernant les contrats avec EDF Obligation d’Achat (EDF OA) les tarifs de l’électricité en France.

Modalités des contrats d’obligation d’achat

Une fois votre installation de production d’énergie renouvelable opérationnelle, la signature d’un contrat d’obligation d’achat est une étape clé pour valoriser votre production. Ce contrat formalise la relation entre le producteur et l’acheteur, généralement EDF Obligation d’Achat pour le compte de l’État. Il définit les conditions dans lesquelles votre électricité sera rachetée.

Durée et conditions des contrats

La durée d’un contrat d’obligation d’achat est fixée par arrêté et peut varier selon la filière et la date de mise en service de l’installation. Ces contrats sont généralement conclus pour une période de 15 ou 20 ans. Les conditions spécifiques, incluant les modalités de rachat et les éventuelles clauses de révision, sont détaillées dans l’arrêté tarifaire applicable au moment de la demande. Il est important de noter que le contrat prend effet à la date de mise en service de l’installation, mais les paiements ne débutent qu’après la signature effective du contrat.

Le principe du guichet ouvert

Le dispositif du guichet ouvert est un mécanisme qui simplifie l’accès au tarif d’achat pour les producteurs. Il garantit que toute installation respectant les critères réglementaires peut obtenir un contrat d’achat, sans passer par une procédure de mise en concurrence complexe comme les appels d’offres. Cela assure une certaine prévisibilité pour les investisseurs. Cependant, pour les installations de grande puissance, des seuils peuvent s’appliquer, orientant parfois vers des procédures d’appels d’offres.

Indexation des tarifs et coefficients applicables

Les tarifs d’achat ne sont pas figés sur toute la durée du contrat. Ils font l’objet d’une indexation annuelle afin de tenir compte de l’évolution de certains paramètres économiques, comme l’inflation. Des coefficients spécifiques peuvent également être appliqués, modulant le tarif de base en fonction de divers facteurs, tels que la nature de l’installation ou le mode de vente (vente en totalité ou vente du surplus). Ces ajustements visent à maintenir une certaine équité et à adapter le dispositif aux réalités économiques. L’arrêté tarifaire du 6 octobre 2021, par exemple, définit les conditions tarifaires en vigueur pour certaines filières.

Il est essentiel de bien comprendre les clauses d’indexation et les coefficients applicables pour anticiper les revenus futurs de votre production d’électricité renouvelable. Une lecture attentive du contrat et des textes réglementaires associés est donc primordiale.

Comparaison des tarifs selon les sources d’énergie

Il est essentiel de comprendre comment les tarifs d’achat de l’électricité renouvelable varient selon les technologies. Cette section détaille les différences notables entre le photovoltaïque, l’éolien, l’hydraulique et le biogaz, afin de vous éclairer sur les revenus potentiels de vos installations.

Tarifs pour le photovoltaïque en revente totale et partielle

Les tarifs d’achat pour le solaire photovoltaïque ont connu une baisse significative au fil des années. Ils dépendent de plusieurs facteurs, notamment la puissance de l’installation et le mode de vente (revente totale ou partielle avec autoconsommation).

  • Revente totale : Le producteur vend l’intégralité de son électricité. Les tarifs varient selon la puissance et le type d’intégration au bâti. Par exemple, pour la période du 1er août au 31 octobre 2024, les tarifs pour une installation non intégrée au bâti de 9 à 36 kWc s’élèvent à 13,18 c€/kWh.
  • Revente partielle (autoconsommation avec surplus) : Le producteur consomme une partie de l’électricité et vend le surplus. Les tarifs pour le surplus sont généralement plus bas, mais une prime d’investissement est versée. Pour la même période, le tarif du surplus pour une installation de 9 kWc est de 12,76 c€/kWh, accompagné d’une prime de 190 €/kWc.

Il est important de noter que les tarifs sont révisés trimestriellement, ce qui implique une fluctuation constante des revenus potentiels. Pour une vision plus détaillée des évolutions, consultez les arrêtés tarifaires en vigueur.

Tarifs pour l’éolien en mer et l’hydraulique

Les filières éolienne en mer et hydraulique bénéficient de tarifs d’achat distincts, reflétant leurs spécificités techniques et leurs coûts d’exploitation.

  • Éolien en mer : Les tarifs pour l’éolien en mer sont généralement plus élevés, reflétant les coûts d’installation et de maintenance plus importants. Historiquement, ils pouvaient atteindre des montants comme 240 €/MWh.
  • Hydraulique : Pour l’hydroélectricité, les tarifs varient selon le type d’installation (haute chute, basse chute, débits minimaux) et le schéma tarifaire (à une ou deux composantes). Par exemple, un tarif à une composante pour les installations de haute chute pouvait être de 151 €/MWh.

Ces tarifs sont fixés pour des durées de contrat longues, souvent 20 ans, offrant une visibilité sur les revenus à long terme.

Tarifs pour le biogaz et ses applications

Le biogaz, qu’il soit utilisé pour la production d’électricité ou injecté dans le réseau de gaz, dispose de grilles tarifaires spécifiques.

  • Biogaz pour électricité : Les tarifs dépendent de la puissance de l’installation et de la nature des intrants (eaux usées, déchets végétaux). Pour la période du 1er avril au 30 juin 2024, les tarifs pour une installation de moins de 200 kW venant d’eaux usées étaient de 0,15016 €/kWh.
  • Biogaz pour injection : Les tarifs d’injection dans le réseau de gaz sont calculés selon une formule incluant une base tarifaire (Tbase), une prime pour le traitement de l’effluent (Pef) et une prime pour le coût de traitement (Pre). Le coefficient K, qui ajuste le tarif, est révisé trimestriellement. Pour les contrats signés à partir de 2023, ce coefficient se situe autour de 0,3, avec des tarifs de base variant selon la production annuelle prévisionnelle, par exemple 9,9 c€/kWh PCS pour une production inférieure à 5 GWh PCS.

Ces tarifs visent à soutenir le développement de ces filières tout en tenant compte des coûts de production et des dynamiques de marché. Pour des informations sur les coûts comparatifs des énergies, vous pouvez consulter des analyses sur le prix de l’énergie.

Il est crucial pour tout porteur de projet de bien analyser les grilles tarifaires applicables à sa technologie et à sa puissance d’installation. Ces tarifs, bien qu’en baisse constante pour certaines filières comme le photovoltaïque, restent un levier économique majeur pour la rentabilité des projets d’énergies renouvelables.

Nouveautés réglementaires et perspectives pour le solaire

Panneaux solaires sur un toit sous un ciel bleu.

Le paysage réglementaire du solaire photovoltaïque évolue constamment, apportant son lot de changements pour les professionnels et les particuliers. Ces ajustements visent à mieux encadrer le développement du secteur, à l’adapter aux objectifs énergétiques nationaux et à optimiser le soutien public. Il est donc essentiel de rester informé pour anticiper ces transformations.

Les appels d’offres simplifiés pour les installations supérieures à 100 kWc

Depuis le 26 mars 2025, une modification majeure est entrée en vigueur concernant les installations photovoltaïques dont la puissance dépasse les 100 kWc. Ces projets ne bénéficient plus du dispositif du guichet ouvert. Ils doivent désormais passer par un processus d’appel d’offres simplifié, dénommé « AOS PPE2 Petit PV Bâtiment ». Ce mécanisme, géré par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), impose une mise en concurrence entre les projets. Pour la première période, un prix plafond de 95 €/MWh a été fixé. De plus, une caution de 10 000 € est requise pour pouvoir soumettre une candidature. Cette évolution marque un recentrage des dispositifs de soutien vers des projets plus importants, sélectionnés sur la base de la performance et de la compétitivité.

Les restrictions sur les contrats EDF OA pour certaines installations

Il est important de noter que le contrat d’Obligation d’Achat (OA) avec EDF n’est plus accessible pour plusieurs types d’installations solaires. Cela concerne notamment les installations au sol, qui ne sont plus éligibles selon l’arrêté tarifaire actuel. De même, les systèmes couplés à des batteries virtuelles ne peuvent plus bénéficier de ce contrat, car ils n’impliquent pas de vente de surplus d’électricité. Enfin, les installations qui optent pour une vente totale de leur production ne peuvent pas cumuler cette option avec la prime à l’autoconsommation dans le cadre d’un contrat EDF OA. Ces restrictions visent à mieux cibler les aides et à éviter les cumuls de dispositifs potentiellement redondants.

Les évolutions des primes et tarifs de rachat pour le surplus

Les conditions tarifaires pour la vente du surplus d’électricité photovoltaïque ont connu des ajustements. Par exemple, pour la période du 1er juillet au 30 septembre 2025, les primes à l’autoconsommation et les tarifs de rachat du surplus ont été révisés. Pour les installations de 0 à 9 kWc, la prime reste stable, mais le tarif de rachat du surplus a légèrement diminué. Pour les tranches de puissance supérieures, on observe une baisse plus marquée des primes, et dans certains cas, une suppression totale pour les installations de plus de 100 kWc. Le tarif de rachat du surplus évolue également, avec des baisses constatées sur certaines tranches de puissance. Ces changements reflètent une volonté d’adapter le soutien financier à la maturité du marché et à la baisse des coûts technologiques. Il est conseillé de consulter les arrêtés tarifaires en vigueur pour connaître les conditions précises applicables à votre projet, notamment pour les installations sur bâtiment respectant les critères généraux d’implantation, qui peuvent bénéficier de conditions spécifiques en savoir plus sur les conditions d’achat.

Il est également à noter que le seuil maximal d’éligibilité au guichet ouvert pour l’obligation d’achat sera abaissé de 500 kWc à 200 kWc à partir du 1er janvier 2026. Cette mesure vise à concentrer le dispositif sur les installations de plus petite taille, tout en encourageant les projets de taille intermédiaire à passer par les appels d’offres.

Conclusion

En résumé, l’obligation d’achat reste un mécanisme important pour encourager le développement des énergies renouvelables en France. Elle offre une sécurité aux producteurs en garantissant un prix de rachat de leur électricité, même si ce tarif évolue et dépend de plusieurs facteurs comme la technologie utilisée et la puissance de l’installation. Il est essentiel pour les porteurs de projets de bien comprendre ces tarifs et les conditions d’éligibilité pour optimiser leur investissement. De plus, avec les évolutions réglementaires, notamment l’introduction d’appels d’offres simplifiés pour certaines puissances, il est conseillé de se tenir informé des dernières mises à jour pour adapter au mieux sa stratégie.

Questions Fréquemment Posées

Qu’est-ce que l’obligation d’achat pour l’électricité verte ?

C’est un système mis en place par l’État pour encourager les gens à produire de l’électricité avec des sources renouvelables, comme le soleil ou le vent. EDF ou d’autres distributeurs d’électricité sont obligés de racheter cette électricité à un prix fixé à l’avance. Cela aide ceux qui investissent dans ces nouvelles énergies à être sûrs de rentabiliser leur installation sur le long terme.

Qui peut vendre son électricité grâce à l’obligation d’achat ?

En France, les personnes qui produisent de l’électricité à partir de sources comme le solaire (panneaux photovoltaïques), l’éolien en mer, l’hydraulique ou le biogaz peuvent en bénéficier. Il faut cependant que leur installation respecte certaines règles et conditions définies par le gouvernement.

Comment le prix de rachat de l’électricité est-il décidé ?

Le gouvernement fixe des tarifs d’achat pour chaque type d’énergie renouvelable. Ces prix peuvent changer en fonction de la puissance de l’installation (sa taille), de la façon dont elle est installée (par exemple, si les panneaux solaires sont intégrés au bâtiment) et de l’évolution des coûts de production. Les tarifs pour le solaire sont même revus tous les trois mois.

Combien de temps dure un contrat d’obligation d’achat ?

Quand on signe un contrat pour vendre son électricité verte dans le cadre de l’obligation d’achat, il est généralement valable pour une longue période, souvent entre 15 et 20 ans. Cela donne une bonne sécurité aux producteurs pour leur investissement.

Est-ce que tous les types d’énergies renouvelables sont concernés ?

Non, pas tous. Par exemple, le solaire, l’éolien en mer, l’hydraulique et le biogaz sont inclus. Mais d’autres comme l’éolien terrestre ou la géothermie ne font plus partie de ce système de tarifs d’achat fixés par l’État. Ils peuvent être soutenus par d’autres moyens.

Qu’est-ce qui change pour les installations solaires de plus de 100 kWc ?

Depuis peu, les grandes installations solaires (plus de 100 kWc) qui sont installées sur des bâtiments ne peuvent plus forcément signer un contrat d’achat simple avec EDF. Elles doivent maintenant passer par un système d’appels d’offres, où elles proposent un prix pour vendre leur électricité, et c’est le gouvernement qui choisit les projets.

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